La rue se rue

Après une semaine et 3 villes visitées, nous sommes tous d’accord : la descente dans la rue est une épreuve tant elle nous agresse. Rien de dangereux mais chaque instant vient percuter nos valeurs, notre équilibre.

Le bruit, les contacts, les couleurs et odeurs sont au-dessus de nos seuils sensoriels. Notre temps de saturation est entre 15 secondes pour Vaïk à 30 min pour Stéphanie. Dès qu’on sort, on pense à rentrer à l’hôtel.

Elian me dit qu’il n’aime pas voir des enfants de son age lui demander de l’argent. il me dit que ça lui fait bizarre, je lui réponds que c’est bien que ça le dérange. Je craque, même depuis le train, en voyant des dizaines d’hommes et femmes venir faire leurs besoins dans les buissons d’un terrain vague. Vaïk ne veut plus voir de « corps » cassés faisant la manche.

Quand un moment de calme arrive, nous savons qu’il est de courte durée.

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