L’hébergement était une de nos préoccupations pour la préparation du Vadr’autour.
Le premier sujet était que nous étions 5 dont 3 ados, le schéma à 5 dans 1 ou 2 lits que nous avions pour Rdejeux n’était plus envisagé. Le schéma à 2 chambres était possible qu’avec un parent dans chaque chambre.
Le second sujet était le budget. Quel coût compter ? Prendre le moins cher durant 6 mois n’était pas tenable.
Le troisième, plutôt personnel, était que je n’aurai pas le plaisir de la recherche du « meilleur bivouac du moment ». Un plaisir que connaissent tous les baroudeurs. Choisir entre quelques hôtels dans une ville est un choix de citadin, plus qu’un choix primitif.
En Islande, ce schéma était assez simple : 2 tentes 3 et 2 places. A chaque montage, le choix des places se faisait au feeling du moment. Celui qui avait les jambes les plus courtes (chaque jour Elian ) prenait au bout de son lit les affaires communes. Le contexte faisait que nous étions toujours dans des campings ( champs en herbe douce + toilettes ). Pas simple du tout de bivouaquer, paradoxalement pas d’accès à des espaces discrets en voiture et formellement mal vu sur le trek.
Au Guatémala et au Mexique, le camping n’existe pas, notre matos est à Salt Lake City, chez une amie d’une amie d’une amie à Stéphanie. Nous sommes donc à l’hôtel tous les jours !!!
Nous dormons pour 30 à 50 € par nuit, difficile de faire moins. Le schéma le plus fréquent est une chambre de 4 avec un lit en plus ou un de nous ( Stéphanie) dort par terre, les 2 gars ensemble. Le schéma le moins sympa est 2 chambres. Le mieux, mais réussi qu’une fois, est la disposition d’un dortoir complet pour nous 5.
A titre d’exemple, ce soir j’écris de Flores ( Tikal ) au Guatémala depuis la terrasse sous un vent tropical. Ma seconde Gallo ( bière nationale ) m’aide à rédiger. A l’étage du dessous Candice et Vaïk ont un lit chacun. On a collé les deux autres lits pour Stéphanie Elian et moi. Je verrai comment, je me pose après cet article et un peu de lecture. On dort pour 35 € avec la clim pour finir de sécher les rayures de Candice, Elian et Stéphanie.
Voilà un peu de notre vie tribale nocturne, elle fait partie à part entière du voyage. On est là pour se côtoyer. Bien sur la pression monte quand Vaïk jongle, que la balle tombe sur la tête de Stéphanie qui écrit son carnet de voyage. Elle râle et réveille Candice qui demande aux gars d’arrêter, Elian crie alors à l’injustice. J’avoue faire semblant de dormir ou bien je sors de mes gonds trop vite. Mais on joue aussi au tarot mexicain avec des moments de complicité.



