Chacun de nos trek incluait un dimanche, alors là aussi, on trainait notre crêpière à 4000m et l’espoir d’un bon partage nous accompagnait.
Un homme de la vallée est décédé dans la nuit du samedi au dimanche. La priorité des villageois était de se rendre au hameau pour les cérémonies. Nous avons donc décidé naturellement de reporter notre tradition d’un jour.
Le lendemain, nous étions chez Kesang, un ami de Nima qui tient un hôtel à Kyanjin Goma. Nous avons partagé la préparation de la pâte en lui achetant les ingrédients. On lui a proposé d’inviter des voisins mais cela n’a pas marché. Il réouvrait son hôtel et avait l’esprit vers d’autres priorités.
Nous avons lancé les crêpes sur le poêle. C’est à ce moment là que Vaïk a vu des truc blancs tomber dans la crêpière. Ces trucs blancs bougeaient, ceux qui tombaient directement sur le poêle explosaient. La viande séchée remontée ce jour de Katmandou était pleine d’asticots. Non seulement Kenang avait une viande avariée mais nous, en tant que client, avons du lui faire remarquer car on ne pouvait pas manger nos crêpes ainsi. En sus, on allait pas commander de lardons !!!!
Déjà , on avait sorti quelques crottes de souris de la farine en faisant la pâte.
Bref, nous avons basculé les crêpes sur la gazinière mais le mal aise était encore présent et malgré le nutella, le goût est resté un amer.


